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Témoignage
d'un chirurgien dentiste

Meurthe et Moselle 54

Mission Flash…Toujours suspendus!

Chirurgien dentiste
Meuthe et Moselle 54

Série témoignage 71

Suite à la conférence de presse du 11 juillet. 

Après des sacrifices durant huit années j’ai obtenu mon diplôme de docteur en chirurgie dentaire, et celui de maître de science biologique et médicale. Ce préambule sert à vous expliquer, la chance qui m’a été donnée d’avoir accès à des connaissances médicales poussées.

J’ai donc exercé ma profession pendant plus de 15 ans, dont 11 dans mon propre cabinet, créé de toutes pièces et géré complètement seul pour tout son fonctionnement.

J’ai expliqué dès le début à tous mes patients le risque potentiel des injections, ne serait-ce que de par leur technologie ADN et ARN et du risque d’intégration à leur code génétique, risque « offrant », en raccourci, 3 possibilités :

1- rien ne se passe,

2- on y gagne

3 – on y perd

Passant déjà pour un original à leurs yeux, et ce malgré le fait d’avoir gagné leur confiance par la qualité de mon travail, ils ont, dans leur immense majorité, opté pour les injections. Bien sûr qu’est-ce qu’un simple dentiste peut y connaître face à toutes ces stars de télévision…

Non content de bouillir du risque immense que l’on faisait courir à l’humanité, je voyais bien le nœud coulant se rapprocher pour moi.

Las, et en désespoir de cause, ne trouvant pas d’autre façon plus criante de faire comprendre à mes patients le risque qu’ils encouraient j’ai choisi de sacrifier mon confort de vie et mes possessions pour leur ouvrir les yeux, en vain… J’ai donc subi la date fatidique du 15 septembre 2021.

Crève-cœur, rage, désespoir, abattement, colère… Il n’y a pas assez de mots qui me viennent. Bref… J’ai survécu mentalement en essayant de me rendre utile à mon foyer.

Chance dans mon malheur j’avais soldé mon emprunt professionnel, malheureusement pas l’emprunt personnel, contracté à proportion de mes anciens revenus. J’ai patienté 9 longs mois sans aucune ressource, vivant des noisettes, que j’avais eu la présence d’esprit d’économiser.

J’aurai pu y laisser mon couple, car si j’ai accepté l’idée de perdre tous mes biens matériels, ce n’est pas le cas de mon épouse (soignante dans un autre pays), elle s’apprêtait à se faire piquer pour les conserver. Et la seule solution que j’avais trouvée pour l’en empêcher était le divorce, puisque la maison aurait été vendue, sans bien à payer plus de raison de se piquer. Fort heureusement cela lui a permis de tenir suffisamment pour ne pas y passer, le temps que l’orage se calme dans ce pays étranger.

 

J’ai ensuite mené différentes actions ici et là. J’ai manifesté pendant des mois, jusqu’à ce qu’un jour de mars, en fin de manifestation, j’aie eu l’envie de tuer tous ceux qui m’entouraient hé oui tant leur indifférence et leur stupidité me révulsaient. Ce jour-là j’ai compris qu’il me fallait m’éloigner de mon espèce. Comble de l’ironie c’est le jour où j’ai contracté le covid (pour la 7è ou 8è fois depuis 2020), ce qui m’a permis d’obtenir un certificat de rétablissement (mon épouse ayant insisté pour que je fasse un test antigénique. Ce certificat, je me suis refusé à utiliser, hors de question de retourner me prostituer 4 mois pour l’état et des ingrats qui ne le méritent pas.

J’ai ensuite espéré, sans trop y croire, que les moutons changeraient la donne aux élections… 2/3 de Macron chez moi, un vrai plébiscite !

Car l’attentisme cela va bien un temps, dès le lundi matin qui a suivi cette pantomime j’ai repris ma vie en main et recherché du travail. Mais très honnêtement, si je n’ai rien contre les individus, savoir que je suis au milieu de personnes, qui m’ont regardé crever la gueule ouverte sans aucune réaction, sans aide, sans compassion et en ne pensant qu’au moment présent et leur confort immédiat, sans même songer un seul instant au précédant juridique d’iniquité qu’ils laissaient commaître, et qui retomberait inévitablement sur leurs enfants, tout cela me bouffe mentalement et physiquement, je les méprise du plus profond de mon être et comble de l’horreur, je m’y habitue, je deviens un faux cul, moi qui en ai horreur, j’ai bien peur de finir par perdre mon âme à leur contact et me haïr moi-même.

Je ne sais pas combien de temps je tiendrai, à moins que je ne trouve une quelconque gymnastique psychique qui me fasse retomber sur les pattes de mes principes moraux.

À mes anciens patients, de qui je n’ai reçu aucun soutien, ni message s’enquérant de ce que je devenais, je leur souhaite tout le bonheur qu’ils m’ont laissé, additionné du bonheur de leurs injections. Aux très rares autres, pour ceux-là oui, j’aurais peut-être un jour la force de reprendre, si toutefois cela était possible (a mon avis plusieurs années). Une chose est sûre, la disette a fait que je ne ferai plus d’actes gratuits (si nombreux dans mon activité avant). Si leur faute ne peut être rachetée à mes yeux, ils l’expieront aussi longtemps que cela me paraîtra juste. Je suis quelqu’un de généreux et partageur, ils partageront donc pleinement ma douleur et mon amertume.

Pour leurs soins, dorénavant, puisqu’exercer m’est interdit, tout autant que de mettre un remplaçant, louer ou vendre mon cabinet, je leur souhaite bien du plaisir auprès de mes gentils et compétents confrères. Ils vont vite comprendre la différence de personne mais, c’est une bien piètre consolation, car si leurs déconvenues m’amuseront un temps, elles ne soulageront en rien mes douleurs ni ne les répareront.

Vous l’avez compris comme le dit ma parodie de Sardou du paquebot France, « j’étais un soignant qu’est-ce qu’il en reste? un cœur mort définitivement ».

 

 

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