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Témoignage
d'une assistante
SOCIALE

Région Parisienne

Mission Flash…Toujours suspendus!

Assistante sociale
Région Parisienne

Série témoignage 70

Suite à la conférence de presse du 11 juillet.

Je suis Angélique, j’exerçais la profession d’assistante sociale du personnel de l’hôpital Pitié-Salpêtrière avant d’être suspendue le 23/09/2021 sans aucune raison médicale, ni scientifique.

J’avais eu le covid en novembre 2020 et j’ai demandé à un médecin de me faire une sérologie en août 21 afin de prouver que j’étais immunisée. Je devais faire une injection pour pouvoir continuer de travailler. La sérologie a montré un taux d’anticorps 9 fois au dessus du taux minimum et sur ces résultats un médecin a établi un certificat de rétablissement faisant état d’une « immunité persistante acquise ».

Malgré cela, à mon entretien avec la DRH, on m’a sorti le texte de loi qui stipule qu’il faut avoir eu le covid depuis moins de 6 mois. Personne n’a voulu entendre la notion d’immunité naturelle.

 

J’ai quitté sur le champs l’hôpital, complètement abasourdie par l’absurdité de cette situation.

1h après avoir quitté le bureau de la DRH, celle-ci me rappelle pour m’annoncer le décès brutal de ma collègue Nancy, 37 ans, mère de 2 enfants de 2 et 4 ans. Ma collègue avait fait ses «2 doses », dont la 2ème fin juin / début juillet 2021, malgré son manque de recul et de confiance dans cette injection.

Elle est tombée malade après sa 2ème dose, elle toussait jusqu’à s’étouffer parfois quand on mangeait ensemble le midi.

Personne n’a fait le lien avec son injection à part moi. Je ne l’ai pas vu pendant 1 mois pendant les vacances d’été et début septembre, je l’ai trouvé différente, elle avait un comportement plus agressif qu’avant. Elle se plaignait de douleurs dans le ventre. Elle m’a confié une semaine avant son décès son inquiétude par rapport aux injections car elle sentait que ce n’était pas bon pour son corps. Elle est décédée d’une embolie pulmonaire qui a entraîné un arrêt cardiaque (rapport autopsie) dans la nuit qui a précédé ma suspension.

Le rapport d’autopsie a conclu que sa mort était inexpliquée.

 

J’ai mis 2 mois avant de pouvoir réagir à cette sidération. J’ai intégré le collectif réinfocovid et le groupe soutien soignants où j’ai pu bénéficier gratuitement des conseils de 2 avocates qui se battent à nos côtés depuis le début : Maud MARIAN et Diane PROTAT. J’ai d’ailleurs enclenché un recours  qui est toujours en coursau tribunal administratif grâce à Maud Marian qui est toujours en cours.

J’ai insisté auprès de la CAF afin de pouvoir accéder à mes droits au RSA. J’en suis bénéficiaire depuis décembre 2021 et j’ai trouvé un job en intérim auprès d’une boite d’étude de marché, ce qui m’a permis de survivre et d’assumer mes charges.

 

J’ai également saisi la défenseure des droits de Paris qui m’a affirmé que je n’étais victime d’aucune discrimination au regard de ma suspension.

 

Aujourd’hui, j’ai ouvert ma microentreprise et je propose mes services de conseil et d’accompagnement social aux salariés de boites privé. C’est tout nouveau et l’activité met du temps à démarrer. Je réfléchi également à une reconversion professionnelle.

Je suis membre de l’association « porteurs d’espérance », créée pour venir en aide aux personnes en difficultés en lien avec le syndicat liberté santé, je m’occupe des dossiers d’aide financière pour aider les personnes suspendues.

 

J’ai fait de belles rencontres durant toute cette période et je suis ravie de rencontrer des personnes de divers collectifs de tout la France car nous sommes nombreux à avoir dit non et c’est réconfortant.

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