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Témoignage
d'une kinésithérapeute

Drôme 26

Mission Flash…Toujours suspendus!

Kinésithérapeute
Drôme 26

Série témoignage 35

Suite à la conférence de presse du 11 juillet. 

Depuis l’âge de 9 ans, le métier de kinésithérapeute est venu à mon esprit comme une évidence, tel une vocation.
J’aime prendre soins des autres, les accompagner à travers leurs douleurs et vers plus
d’autonomie. Ce métier relationnel et de contact, exigeant écoute, empathie, douceur et entrain me colle à la peau.
J’ai d’abord exercé brièvement en clinique, où la hiérarchie a tenté de m’imposer un rythme de travail qui déshumanisait totalement mon rôle auprès de mes patients, me réduisant à un simple automate.
J’ai donc quitté ce milieu et je suis partie en mission humanitaire en Afrique.
À mon retour, je me suis installée en liberal dans la Drôme, afin de pouvoir pratiquer ce métier selon les valeurs qui me tiennent à coeur.
Aujourd’hui, maman de deux jeunes enfants que j’allaite, je ne peux plus exercer mon travail ni même toucher le chômage, parce que, en tant que femme allaitante, je préfère ne pas recevoir d’injections sans recul suffisant. Penser à la santé de mes enfants et user de mon libre-arbitre en suivant ma conscience personnelle et professionnelle me condamne à ne plus pouvoir prodiguer de soins, à faire le deuil de mon si beau métier.
Et pourtant, ces injections, on le sait, n’empêchent aucunement d’être malade.
D’ailleurs, tous mes autres collègues vaccinés ont été malades alors que je ne l’étais pas.
Travaillant avec masque, blouse, et lavages de mains avant et après chaque patient, je n’ai jamais été malade pendant cette periode de travail durant le covid, même durant les premières vagues.
Pour plus de sûreté, je suis même prête à me faire tester regulièrement. Mais cela ne m’est
même pas proposé. Où est la logique de ces mesures qui mettent au rebus des soignants qui
manquent cruellement à tous ?
Mes collègues sont surchargés, ils n’ont pas pu assurer la continuité de soins de tous mes
patients.
Évincer ceux qui veulent travailler alors que d’autres sont épuisés est un non-sens sans nom, une aberration.
Ayant dû licencier la nounou qui gardait mes enfants pendant mes heures de travail, je n’ai plus de système de garde pour trouver un autre travail. De ce fait nous avons quitté notre maison en campagne pour louer un appartement plus petit, en ville. Vivre sur un seul salaire, il faut s’organiser.
À défaut de pouvoir exercer ma vocation, j’attends desormais que mes enfants aillent à l’ecole afin de trouver n’importe quel petit boulot dit « alimentaire », où l’injection ne sera pas (du moins pas encore) un passage obligé.

Est-ce la peur? ou alors les gens s’en foutent..

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