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Témoignage
d'une diètéticienne

Région Bourgogne Franche Conté

Mission Flash…Toujours suspendus!

Diètéticienne
Région Bourgogne Franche Conté

Série témoignage 73

Suite à la conférence de presse du 11 juillet.

Il y a 20 ans, le 11 septembre 2001, j’étais comme beaucoup de personnes devant mon poste de télévision en train de regarder, abasourdie, le World Trade center s’effondrer comme un château de cartes. 

Je n’avais pourtant pas beaucoup de temps ce jour-là, car j’étais en pleine révision de mon oral pour mon examen de diététique que j’allais passer une semaine plus tard. 

J’étais loin d’imaginer que 20 ans plus tard, quasiment jour pour jour, le 15 septembre 2021, je n’aurais plus le droit d’exercer ma profession de diététicienne.

 

De décembre 2001 au 14/09/2021, j’étais diététicienne au CHU de Dijon et ces 7 dernières années, j’exerçais sur le pôle personnes âgées. 

Les services dans lesquels je travaillais ont été les 1ers à recevoir des patients covid.Je n’ai jamais eu peur de rentrer dans les chambres, d’aider mêmes certains patients à manger, de trouver des solutions pour eux sur le plan alimentaire.

J’ai très vite compris que tout était fait pour discréditer les traitements qui pouvaient marcher afin de nous imposer une vaccination obligatoire alors qu’Emmanuel Macron avait dit dans un discours face aux français en novembre 2020, qu’il ne rendrait pas la vaccination obligatoire.

Son annonce dans le discours du 12 juillet 2021 fut pour moi comme un couperet. 

Il était clair que depuis le début de la vaccination en janvier 2020, j’ai toujours dit que je ne me ferais pas vacciner pour la simple et bonne raison que je ne joue pas à la roulette russe avec ma santé et surtout que je ne cèderais pas au chantage. D’autant plus que

j’ai eu le covid en décembre 2020 avec seulement un manque de goût et d’odorat pendant 15 jours (c’est fou comme c’est dangereux le covid!) et qu’une sérologie réalisée 11 mois plus tard montrait un taux d’anticorps 3 fois supérieur au seuil de positivité. 

Il est écrit noir sur blanc que mes résultats sont en lien avec soit une infection ancienne soit suite à une vaccination. Alors, si j’ai le même résultat qu’une personne vaccinée, pourquoi je n’ai plus le droit d’exercer ma profession? 

C’est illogique, insensé, complètement fou.

J’ai donc fait le choix d’être lucide et intelligente et donc de ne pas prendre un traitement qui n’a pas de sens et qui est toujours en mise sur le marché conditionnelle.

 

Début août 2021, j’ai contacté un syndicat au CHU, car je voulais savoir si je pouvais travailler ailleurs en étant suspendue. Pas de réponse catégorique, car, m’a t’on dit, « la situation est tellement exceptionnelle qu’on ne peut pas vous dire si vous pouvez travailler, peu importe le type de travail ». Je n’avais qu’une chose en tête, trouver du travail ailleurs, ne pas rester sans revenus.

Alors, j’ai joué la prudence et j’ai demandé une disponibilité pour convenance personnelle ce qui me permettait de travailler. La disponibilité a été acceptée….à partir du 15/09/2021, comme cela, je ne suis pas comptée parmi les suspendus! Merci à l’hôpital, quelle bonté!!! Et nous sommes nombreux dans ce cas…

N’ayant comme diplôme qu’un DUT de Diététique, je n’ai à ce jour trouver que des missions dans le secteur de l’industrie. 1 mois plus tard après le début de ma disponibilité, j’ai travaillé dans une usine de produits cosmétiques et pharmaceutiques en tant

qu’opératrice de conditionnement. 

J’avais dit que s’il fallait que je visse des bouchons, eh bien j’irais visser des bouchons….et c’est ce que j’ai fait!

Quelques mois plus tard, toujours dans la même entreprise, on me proposait une autre mission dans les bureaux en tant qu’opératrice de saisie dont la mission principale est la préparation des dossiers de lignes. La rémunération n’est pas extraordinaire, le smic + les primes d’équipe, mais le manque à gagner est important, vu le salaire que je touchais au bout de 20 ans à l’hôpital.

 

Comment je me sens actuellement ? Après 20 ans de bons et loyaux services au CHU, se retrouver à travailler en usine….Je n’ai même pas les mots pour exprimer ma colère, mon amertume sur tout ce que j’ai vécu durant ces 2 dernières années.

 

Ce que je souhaiterais c’est que le gouvernement se positionne une bonne fois pour toute sur notre devenir : soit les suspendus sont réintégrés, soit l’hôpital les licencie, mais qu’on en finisse une bonne fois pour toute, car nous allons rester dans cette situation encore combien de mois ou années?

 

On y était « au front » et du jour au lendemain on subit un horrible chantage : « tu acceptes de te faire vacciner et tu gardes ton travail ou bien tu refuses et tu dégages ».

 

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