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Témoignage
d'un médecin en EPHAD

Région Parisienne

Mission Flash…Toujours suspendus!

Médecin en EPHAD
Région Parisienne

Série témoignage 50

Suite à la conférence de presse du 11 juillet.

Ce témoignage à été retranscrit en partie en voix off au masculin, mais il nous vient d’une soignante ( Médecin dans un EPHAD). Voici le message intégral.

Je me suis lancée dans la médecine parce que j’étais profondément touchée et révoltée par la souffrance et la maladie. L’idée de créer une relation sincère et bienveillante dans le cadre d’un colloque singulier avec un patient me séduisait. Je pensais essentiellement au côté relationnel de la profession.

Lors de mes études de médecine à Brest puis à Créteil, je me suis sentie rapidement en décalage par rapport aux autres étudiants. Je manquais de confiance en moi, j’avais peu de mémoire. Le monde de la santé m’était finalement étranger. Je n’aimais pas l’ambiance qui régnait dans les hôpitaux. Le milieu hospitalier me semblait hostile et froid. Les chefs de service, le plus souvent inaccessibles et intimidants, m’apparaissaient être pour beaucoup, plus intéressés par les études de cas qui s’offraient à eux que par les patients eux-mêmes. J’ai découvert par la suite mon incapacité à effectuer des soins techniques douloureux ce qui a renforcé mon sentiment de ne pas être à ma place. N’étant attirée par aucune autre profession j’ai poursuivi mes études. J’ai trouvé un poste de médecin généraliste dans un EHPAD parisien en 1993 puis dans des foyers logement en banlieue parisienne et enfin, un poste de gériatre et de médecin coordonnateur dans un autre EHPAD du CASVP au sud de Paris en 1998.

J’ai beaucoup aimé travailler auprès des personnes âgées. Le travail en EHPAD est passionnant et enrichissant parce qu’il permet, en plus d’exercer la médecine, d’approfondir des domaines aussi variés que la psychologie, la psychiatrie, la philosophie, l’éthique, la spiritualité et l’histoire de la France et des métiers, à travers chaque parcours de vie.

Travaillant dans le public, je n’ai pas ressenti de pression excessive. L’EHPAD qui m’employait avait, lors de son ouverture une capacité de 450 lits. Mes conditions de travail ont toujours été exceptionnelles. Les médecins exerçant sur la maison de retraite étaient tous salariés. Nous étions souvent 2 ou 3 confrères sur les lieux en même temps ce qui nous permettait de travailler en équipe. Les dernières années, cependant, le climat s’est dégradé. Nous avons eu de plus en plus de difficulté à recruter des médecins lorsqu’un poste se libérait à cause du salaire insuffisant et des astreintes de nuit et de WE.

L’arrivée brutale du virus Covid au sein de l’EHPAD nous a tous sidéré mais le Centre d’Action Sociale de la ville de Paris a toujours été à même de nous procurer tous les équipements de protection nécessaires. Nous nous sommes toujours sentis soutenus par nos supérieurs hiérarchiques qui nous informaient régulièrement des nouvelles recommandations et des nouveaux protocoles. Le responsable hygiénique du Siège se déplaçait régulièrement dans la structure pour nous apporter un soutien logistique. 

Pour avoir beaucoup lu sur les vaccins et après avoir découvert les méthodes employées par Bigpharma pour vendre ses médicaments blockblusters, j’avais peu de doute sur le fait que le vaccin Covid-19, qui est arrivé rapidement après le début de la pandémie, était inefficace. J’ai tenté d’alerter ma Direction et mes collègues de travail, de même qu’un médecin de l’ARS venu faire la promotion de la vaccination, et des représentants de l’ARS, sur le peu de fiabilité de l’étude de Pfizer et sur la dangerosité de ce produit. J’ai conseillé au directeur, au directeur adjoint, aux cadres de santé et à mes consœurs d’aller consulter le site de l’ANSM. Plus tard, je leur ai appris que des données sur les myocardites chez les jeunes vaccinés avaient été effacées !

Je n’ai trouvé aucun écho à mes mises en garde répétées qui ont fini par agacer mes collègues. En tant que médecin coordonnateur, je devais défendre la vaccination auprès des résidents et de leurs familles ainsi qu’auprès des soignants, ce que j’ai toujours refusé. Je désirais continuer à exercer mes fonctions pour pouvoir témoigner des effets indésirables que les vaccinations allaient inévitablement provoquer. Je pensais que mon entourage se rendrait vite compte de l’inutilité de ce vaccin et de son rapport bénéfice-risque défavorable.

Le CASVP a toujours tenu à obtenir l’accord des personnes âgées ou de leurs représentants avant d’effectuer la vaccination. Je me contentais donc d’accéder aux demandes et de faire la prescription des vaccins sur le logiciel de soins. Les infirmières de l’EHPAD effectuaient les vaccinations.

Cette situation a été pour moi, une importante source de stress. Je me suis sentie très isolée et injustement jugée. Le « coup de grâce » m’a été asséné par deux psychologues de l’établissement. Elles m’ont dit avoir été déçue par mon comportement. L’une d’elle m’a demandé de démissionner. Pourtant, en tant que médecin je considérais que mon rôle était de protéger les résidents et les soignants plutôt que de répondre aveuglément aux ordres des Autorités de Santé dont je doutais de l’intégrité.

L’annonce du président Macron est tombée comme une sentence. J’ai été profondément choquée par cette décision. Rendre la vaccination obligatoire alors que le « vaccin » Covid 19 était toujours en phase d’expérimentation relevait pour moi du non-droit. Je me souviens avoir parlé lors de réunions, de Dictature. J’ai également évoqué le code de Nuremberg. Pourtant je n’ai obtenu aucun soutien de la part de ma Direction.

Lorsque j’ai été reçue par le Directeur de l’EHPAD qui devait me signifier ma suspension, je me suis sentie humiliée : « si vous ne vous faites pas vacciner, vous serez sanctionnée ! ». Quelle faute avais-je commise pour être traitée aussi brutalement ? Il a tenté de nuancer ses propos en ajoutant : « je ne suis qu’un petit fonctionnaire, je ne fais qu’appliquer la loi ». Sur le moment ces mots ont quelque peu adouci l’annonce de mon exclusion.

Lors de l’entretien, j’ai dû signer un document. Je l’ai fait sans lire le papier qui m’était tendu tant mon sentiment d’injustice et mon incompréhension face à cette situation étaient grands. Pour moi, ce document n’avait aucune légitimité.

J’ai ensuite été convoquée par le Siège. J’y ai été reçue par la responsable des ressources humaines et une femme juriste de profession. L’entretien a été bref. Je n’ai pas ressenti d’animosité de la part de mes deux interlocutrices mais une totale incompréhension face à ma décision. La cheffe du personnel a proposé de joindre un important organisme de formation pour proposer ma candidature. Je suis sortie du bureau avec l’espoir de retrouver un emploi. Je devais être recontactée. Je n’ai reçu aucun appel. Suite à cela, je me suis sentie une nouvelle fois bafouée et trompée. J’ai pris RDV chez le médecin, anéantie, victime de ce que je considérais être un acte psychologique d’une violence inouïe, une maltraitance institutionnelle.

Je ne regrette aucun de mes actes. Je reste blessée par les réactions de mes consœurs qui n’ont pas remis en doute les injonctions gouvernementales et qui m’ont jugée sévèrement pour mes positions. Je suis triste pour tous les soignants qui ont été injustement suspendus et dont la vie a brutalement basculé dans la précarité, je suis horrifiée par le chantage qui a été fait aux soignants qui n’ont pas eu d’autres choix que de se prêter à cette dangereuse expérimentation et qui sont allés se faire injecter la peur au ventre. Les soignants sont les premières victimes de la guerre que le gouvernement mène contre son peuple. Nous vivons dans un régime totalitaire. Cette situation me préoccupe vivement. Je veux continuer à me battre pour défendre les libertés mais n’en trouve pas toujours la force.

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